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LE "CROSSDOCKING"

 

ELEMENT DU "SUPPLY CHAIN MANAGEMENT"

Les gains de productivité, de qualité et de réactivité sont limités à l'intérieur du champ d'une entreprise. En élargissant le champ de celle-ci aux clients de ses clients et aux fournisseurs de ses fournisseurs, les gisements de productivité sont plus importants. D'où la naissance du concept du "SUPPLY CHAIN MANAGEMENT" dont l'anglicisme semble plus répandu que sa traduction française "LOGISTIQUE GLOBALE".

A l'intérieur d'une chaîne logistique classique, les fonctions principales d'un centre de distribution sont les suivantes :

- réception,

- mise en stock, stockage,

- picking,

- expédition.

Le "CROSSDOCKING" consiste à éviter les fonctions de stockage et de picking grâce à la synchronisation entre la demande des clients et les livraisons des fournisseurs.

Il est couramment utilisé par les prestataires de transport dans les plates-formes d'éclatement. A priori, il est considéré que le "CROSSDOCKING" est en vigueur dans un centre de distribution lorsque les produits ne sont pas stockés ou séjournent moins d'une journée dans le centre. C'est par définition un concept plus répandu qu'on ne le croit.

Une des applications les plus connues du "CROSSDOCKING" a concerné les marchandises en rupture de stock. Un produit qui n'a pu être livré du fait d'un retard de fournisseur doit, par définition, partir en "urgence" pour le client. Il n'a, a priori, pas besoin de passer par le stock.

Une seconde application du "CROSSDOCKING" concerne les affectations de produits imposés à un réseau de distribution comme les "mises en place" dans le prêt à porter ou les dotations de pièces de rechange pour les nouveaux véhicules ou encore les "offices" dans la distribution du livre. La troisième application, mais aussi la plus anciennement connue, est généralisée dans la distribution des produits à date limite de vente courte : produits frais, journaux, courrier, etc.

C'est en observant les principes organisationnels de la distribution de produits frais que l'idée est venue aux logisticiens de les appliquer à la distribution de marchandises non périssables.

LES PHASES D'UNE MISE EN PLACE DE "CROSSDOCKING"

La mise en place du "CROSSDOCKING" doit être progressive. Elle commence par l'identification du seuil des références de produits justiciables des flux tendus.

Un test permettant de former les différents acteurs de la chaîne logistique a son importance.

La réception et la réexpédition d'une pièce ou d'un colis doit s'effectuer en pleine confiance. en conséquence il est nécessaire d'être dans une procédure d'"assurance qualité".

L'étude des résultats du test permettra de mesurer les difficultés et de vérifier les gains attendus et éventuellement de réviser le seuil des produits estimé a priori. La généralisation est ensuite décidée en fonction d'un planning et des moyens de mise en place disponibles.

 

 

 

LE "CROSSDOCKING" EN PRODUITS FRAIS

 

Cette chaîne de la grande distribution approvisionne, en produits frais, un réseau d'une centaine de points de vente à partir de son entrepôt national unique. Les opératrices des rayons des magasins du réseau passent leurs commandes le jour J avant 8 h. Les commandes du réseau sont traitées et envoyées par E.D.I. aux fournisseurs le jour J avant 9 h. Les fournisseurs livrent le jour J+1 de 4 à 12 h. La préparation des marchandises s'effectue le jour J+1 de 7 à 16 h 30. Les commandes préparées sont expédiées et livrées à J+1 de 20 à 6 h. Elles sont disponibles à la vente à J+2 avant l'ouverture du magasin. C'est la grande distribution qui a commencé à mettre en place le "CROSSDOCKING" pour les produits non périssables car elle a pu mesurer en grandeur réelle les avantages d'une logistique en flux tendus :

- Réduction des stocks,

- Productivité,

- Réactivité,

- Réduction de l'obsolescence des produits.

 

LES PROBLEMES POSES PAR UNE MISE EN PLACE DE "CROSSDOCKING"

 

Le concept du "CROSSDOCKING" est simple mais présente quelques difficultés d'application :

- la motivation des acteurs de la logistique globale,

- la transmission des informations entre les maillons de la chaîne logistique,

- le lissage de la charge de travail de l'entrepôt et des fournisseurs,

- les moyens physiques de tri dans un temps réduit

- les aléas du transport,

- la qualité des produits livrés,

- la "visibilité" des produits destinés au "CROSSDOCKING" lorsque celui-ci ne concerne pas la totalité du flux reçu.

 

 

Ce sont les offreurs de logiciels qui sont à l'origine de la promotion du terme "SUPPLY CHAIN MANAGEMENT".

Si le système d'information est important il ne résoudra pas les problèmes des organisations et des stratégies à mettre en place. Il reste un outil.

Le "CROSSDOCKING" et le concept "SUPPLY CHAIN MANAGEMENT" ont fonctionné avant la création des outils d'information spécifiques.

Ces outils seront néanmoins un frein de moins à la généralisation du "CROSSDOCKING" et du "SUPPLY CHAIN MANAGEMENT".

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